Programme des fêtes Musicales de Bulle 2007
Vendredi 28 septembre
20h00 Eglise St-Pierre-aux-Liens, Bulle

Christoph Prégardien, ténor
Michael Gees, piano
Récital de Lieder
Franz Schubert, choix de Lieder
Robert Schumann, Liederkreis, op.39
Considéré comme un des meilleurs ténors lyriques de notre époque, Christoph Prégardien est souvent sollicité en tant que soliste par des orchestres renommés et a travaillé notamment avec des chefs comme Barenboim, Chailly, Gardiner, Harnoncourt, Herreweghe, Nagano, Sawallisch et Thielemann. Son répertoire s’étend de la musique baroque à celle du 20ème siècle en passant par le classique et le romantique.
Christoph Prégardien est particulièrement apprécié comme interprète du lied allemand. Une collaboration suivie le lie à ses partenaires de prédilection, les pianistes Michael Gees et Andreas Staier.
A propos du Liederkreis op.39
Loin du pays natal où les siens sont maintenant morts, par un soir de printemps dans une forêt bruissante en bordure du Rhin, un poète rêve. Il laisse monter en lui ses voix intérieures, les souvenirs du passé et des vieilles légendes. Les derniers feux du couchant s’estompent, la nuit descend, les étoiles et la lune apparaissent ; par moments, le calme stellaire semble troué de lointaines sonneries de cors et des échos d’une noce. Toute la nature frissonne.
François-Sappey, B. ; et Cantagrel, G. : « Guide de la mélodie et du Lied », Fayard, 1994
Parrainé par Stesa 
Concert enregistré par RSR Espace 2
Samedi 29 septembre
11h, Chapelle Notre-Dame de Compassion, Bulle

Nicole Robadey-Dillon, soprano
Martine Pugin, clavecin, orgue
Diane Déglise, violoncelle
Jean-Pierre Maradan, flûte
Œuvres de F. Couperin, B. Graziani, J-Ph. Rameau, F. Martin
Les interprètes de ce concert se sont connus il y a de nombreuses années, à l’époque de leurs études au Conservatoire de Fribourg. Ils partagent leur temps entre la pratique et l’enseignement de leur art.
Ils abordent le thème de « La Nuit », de l’époque baroque à nos jours, que ce soit la nuit-obscurité, avec une Leçon des Ténèbres de Couperin, la nuit-chant du rossignol, comme l’illustre Rameau dans son opéra Hippolyte et Aricie, ou la nuit de Noël célébrée par Frank Martin. La nuit se fait douce, tendre, mais aussi pesante, cruelle, ou parfois jubilatoire et légère.
Parrainé par La Mobilière 
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Samedi 29 septembre
17h00, Chapelle Notre-Dame de Compassion, Bulle


Quatuor Carmina
Matthias Enderle, violon, Suzanne Frank, violon
Wendy Chanpney, alto, Stephan Goerner, violoncelle
Thomas Grossenbacher, violoncelle
Franz Schubert, Quintette à cordes en ut majeur D 956
Grande intensité musicale, perfection technique, intérêt soutenu pour la fidélité stylistique à l’œuvre: telles sont les caractéristiques du Quatuor Carmina, fondé en Suisse en 1984. Dès le début, des succès spectaculaires dans des concours suscitèrent des commentaires élogieux dans la presse internationale et ouvrirent la voie à des concerts sur les grandes scènes du monde. C’est ainsi que le «Financial Times» rangea le Quatuor Carmina dans le groupe des quatuors majeurs de notre époque. Le répertoire du Quatuor Carmina est vaste, et inclut des raretés de toutes les époques.
Thomas Grossenbacher est violoncelle solo à l’orchestre de la Tonhalle de Zürich et chargé de cours au Conservatoire de Winterthur.
Le quintette D 956
Les mots sont véritablement impuissants à rendre compte d’une page aussi sublime que l’adagio en mi majeur du quintette à deux violoncelles de Schubert. Longue méditation extatique, à la frontière du silence parfois, elle avance comme si elle cherchait son chemin dans la nuit obscure. Les pizzicati de la basse ponctuant la mélodie s’entendent comme les battements d’un cœur en proie à une irrépressible angoisse… Par moments, on craint que tout s’arrête et l’on reste suspendu au bord de l’abîme.
Après l’épisode central passionné, la mélodie revient encore une fois, consolatrice, chargée de la plus douce nostalgie.
Ce quintette, achevé deux mois avant la disparition du compositeur à l’âge de 31 ans, a valeur de testament : celui d’un poète qui, comme personne, a su chanter les peines et les joies des hommes, surtout des plus humbles.
Parrainé par Gruyère énergie 
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Samedi 29 septembre
20h00, Aula du Cycle d’orientation, Bulle

Pascal Amoyel
Récital de piano
Frédéric Chopin Nocturnes (Op.9, 15, 27, 48)
Franz Liszt 2e Ballade, Funérailles
Claude Debussy 2 Préludes
Elu « Révélation Soliste Instrumental » en 2005 aux Victoires de la Musique, Pascal Amoyel s’affirme depuis plusieurs années comme une personnalité marquante du piano français.
Il obtient, en 1992, un Premier Prix de piano et un Premier Prix de musique de chambre. La même année, il devient Lauréat de la Fondation Menuhin, Lauréat de la Fondation Cziffra, puis remporte le Premier Prix du Concours International des Jeunes Pianistes de Paris. Il se perfectionne également auprès de grands maîtres tels Lazar Berman, Aldo Ciccolini, Pierre Sancan, Charles Rosen…
Professeur titulaire au Conservatoire National de Région de Rueil-Malmaison, il s’investit aussi auprès du jeune public en créant le « Juniors Festival » ou en publiant un ouvrage « Si la Musique t’était contée… ».
Les Nocturnes
Le mot « nocturne » symbolise l’un des thèmes favoris des musiciens, des peintres, mais également des écrivains de l’époque romantique : nous entrons dans l’univers du Nachtstück, de la nuit. Espace secret qui n’est pas seulement réduit à celui de la confession souvent décrit, cet univers va beaucoup plus loin dans le filtre du moi profond du compositeur et peut-être même de son inconscient. Les nocturnes, ces miniatures, paraissent rejoindre le mystère de l’existence en questionnant la solitude ou la finitude de l’Homme. Les 21 Nocturnes parcourent toute la vie du musicien, d’une jeunesse tourmentée à Varsovie, aux amours successifs jusqu’aux dernières années, vers l’abstraction.
Pascal Amoyel
Parrainé par Liebherr international
Concert enregistré par RSR Espace2 
Dimanche 30 septembre
11h00, Aula du Cycle d’orientation, Bulle

Chœur-Mixte de Bulle
Dir. Thierry Dagon
Bernard Meylan, piano
Johannes Brahms, Franz Schubert, Robert Schumann
Œuvres pour chœur mixte et piano
Depuis sa fondation, le Choeur-Mixte de Bulle a pour objectif : le maintien des traditions populaires ainsi que l’ouverture aux différents styles et époques . Ses membres portent la plus part du temps le traditionnel costume gruyérien.
Cependant, soucieux de compléter et de perfectionner sa culture musicale, le Choeur-Mixte de Bulle se voue également avec enthousiasme et persévérance à l’étude d’oeuvres a capella ou avec orchestre. Le Chœur est en plein renouveau avec une moyenne d’âge inférieur à 40ans.
Nuit trinitaire
Comme certaines fleurs, quelques pages de la musique romantique allemande ne s’ouvrent que la nuit venue. Schubert, Schumann, Brahms. Nuit trinitaire. Trois compositeurs funambules entre la tombée du jour et des musiques ne résonnant qu’en eux-mêmes. Nuits de rêves éveillés en doubles-croches, d’émotion chantante, nuits d’amour, de solitude, nuits de rêve ou de désespoir, nuits d’étoiles filantes ou nuits sans lune. Ce n’est parfois même plus la nuit, c’est la nuit de la nuit. A travers la nuit qui nous enveloppe, c’est la lumière des sons qui nous regarde. Thierry Dagon
Parrainé par Despond SA
Liens utiles:
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Dimanche 30 septembre
14h30, Salle des Halles, Bulle

Quintette Eole
Martine Grandjean, flûte traversière,
Bruno Luisoni, hautbois,
Nicolas Michel, basson,
Stéphane Mooser, cor,
Yuji Noguchi, clarinette
Jean-François Michel, Quintette « Morphée » : créationPavel Haas, Quintette Op.10
Paul Hindemith, Kleine Kammermusik für fünf Bläser, Op.24, no 2
Créé en 1998, le Quintette à vents Eole a débuté sous l’impulsion de l’amitié et de la curiosité autour d’œuvres maîtresses composées pour cette formation. Curieux de découvrir la musique sous toutes ses formes, Eole ne se cantonne pas à l’étude d’un répertoire traditionnel. Il va chercher son inspiration dans l’improvisation et les méthodes de production sonore avant-gardiste. Son intérêt à élargir ce dit répertoire encore trop étriqué à son goût en est la preuve. Et c’est dans la création que ce groupe trouve toute l’énergie de son unité, de son développement, de son avenir.
La Nuit
C'est à la nuit tombée que venaient pleurer des mandolines les passions des pauvres enamourés aux fenêtres de leur belle. C'est à la nuit tombée que partent chasser les rapaces, c'est à la nuit tombée que les yeux des enfants se ferment, c'est encore à la nuit que les réverbères et les allumeurs de réverbères se réveillent pour apporter à l'homme la lumière qu'il a perdue du jour. La nuit, lieu de tous nos mystères et de toutes nos ombres a de tout temps interpellé, inspiré nos poètes et nos artistes et il n'est pas moins qu'une petite musique de nuit au détour d'une portée. Louis Ferdinand Celine disait qu'il n'aurait jamais rien écrit s'il avait pu dormir toutes ses nuits. La nuit, dans la tradition orientale, c'est le moment où les égos s'endorment pour laisser la place aux inspirés et à la Vérité. La nuit, cette grande réparatrice des douleurs de la journée, la nuit confidente des moindres malheurs, celle qui accueille les prières, mais celle aussi qui accueille les peurs, les angoisses, c'est le miroir de ce que nous sommes, le pendant à l'éclatante évidence de la vie en pleine lumière. Aussi évidente que ça?
Nicolas Michel
Parrainé par Glasson Matériaux
Concert enregistré par RSR Espace2 
Dimanche 30 septembre
17h00, Salle CO2. La Tour de Trême


Orchestre de Chambre de Lausanne
Dir. Laurent Gendre
Christoph Prégardien, ténor
Ivan Ortiz Motos, cor
Zoltan Kodaly, Soir d’été
Benjamin Britten, Sérénade pour ténor, cor et cordes, Op.31
Wolfgang Amadeus Mozart, Eine kleine Nachtmusik, K 525
Felix Mendelssohn, Le Songe d’une nuit d’été, extraits
L’Orchestre de Chambre de Lausanne a été créé en 1942 par le violoniste et chef d’orchestre Victor Desarzens.. A l’origine formé uniquement de cordes, l’effectif actuel de l’orchestre comprend 43 musiciens. Après Armin Jordan, Lawrence Foster et Jesús López Cobos, Christian Zacharias est nommé Directeur artistique et Chef titulaire à partir de la saison 2000-2001.
Depuis sa fondation, l’orchestre est présent dans tous les centres musicaux importants en Europe, aux Etats-Unis et en Extrême-Orient. L’activité discographique est très riche : près de cent enregistrements ont été réalisés sous la direction des différents directeurs artistiques de l’Orchestre de Chambre de Lausanne.
La Radio Suisse Romande, partenaire de l’Orchestre de Chambre de Lausanne depuis sa création, enregistre la majorité des activités de l’orchestre et produit quelques concerts ; elle assure un rayonnement international par le biais des diffusions des concerts dans le circuit des radios internationales.
La Sérénade de Britten
Sur une suite de poèmes centrés sur la nuit, le sommeil et les rêves, domaine d’expérience dans lequel il allait tout particulièrement se reconnaître, Benjamin Britten signe une œuvre troublante et belle. Son goût pour le mot et l’image, son imagination dramatique exceptionnelle sont ici à leur apogée.
Le cor, par de nombreuses interventions, tisse un contrepoint à la ligne vocale. Mais il fait bien plus : en ouvrant et refermant l’oeuvre, par des solos aux sonorités archaïsantes, il nimbe tout le recueil d’une atmosphère magique.
Parrainé par RG utilitaires
Concert enregistré par RSR Espace2 
Jeudi 4 octobre
19h00, Ecole de Musique Conservatoire, Bulle
Conférence par le Professeur Daniel Ménager
en collaboration avec le Département de Français de l'Université de Fribourg
La musique et la nuit à la Renaissance et à l'époque baroque
Fondateur de l’enseignement de la littérature du XVIe siècle à l’université de Paris X (Nanterre), Daniel Ménager est reconnu à la fois comme un très grand spécialiste de la culture humaniste et un chercheur aux vastes horizons. Les nombreuses publications qui jalonnent sa carrière réunissent, d’Erasme à Montaigne, de Rabelais aux poètes de la Pléiade, toutes les grandes figures de la Renaissance. L’inspiration novatrice de Daniel Ménager réside principalement dans sa manière d’interroger les œuvres canoniques, en les reliant à la fois à l’esprit d’une époque et aux questions essentielles qui nous habitent encore. C’est dans cette perspective qu’il faut lire l’essai très subtil qu’il a consacré récemment au versant nocturne d’une civilisation trop longtemps abordée sous le seul angle de la lumière et de l’éclat : La Renaissance et la nuit (Genève, Droz, 2005).
20h00, Récital de poésie et luth
Pierre-Alain Clerc et Olivier Bettens, récitants
Eugène Ferré, luth
Pierre-Alain Clerc et Olivier Bettens, tous deux vaudois, sont d’incontournables spécialistes de la langue française parlée et chantée telle qu’on l’entendait au XVIIème siècle. Ils s’intéressent à la rhétorique musicale, à la déclamation classique française, et se tournent naturellement vers l’activité de conteur et de comédien, donnant fréquemment spectacles, cours, stages et conférences.
Eugène Ferré est l’un des luthistes les plus illustres de sa génération, il se produit en récital ou au sein d’ensembles prestigieux et participe à de nombreux enregistrements discographiques avec Huelgas-Ensemble, A Sei Voci, l’Ensemble Gilles Binchois, Elyma, HesperionXX, etc…
Il a également créé l’ensemble Labyrinthes.
Poésie musicale française du XVIIème
Loin des fastes de Lully, la musique baroque française pour luth constitue l’apogée du raffinement précieux associé à cet instrument. Ses illustres défenseurs sont aujourd’hui oubliés : Charles Mouton, Denis Gautier, Jacques Gallot...Leur musique est particulière, les mélodies fantasques et comme interrompues, la déclamation hésite entre l’émotion et la retenue, et bien sûr tout est dit avec grâce et élégance. L’esprit, le jeu, la finesse des caractères et des danses sont faits pour séduire dans l’instant, et demandent la complicité, l’intimité de l’écoute. Cette musique semble être faite pour quelques amis autour d’un verre de Cahors, entourés de chandelles et d’obscurité, en bref la pénombre du salon d’une Précieuse.
Poèmes de Clément Marot, Pierre de Ronsard, Rémy Belleau, Agrippa d’Aubigné, Guillaume du Bartas, Jean de La Céppède, Marie de Gournay.
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Vendredi 5 octobre
20h00 Eglise St-Pierre-aux-Liens, Bulle

Chœur des Armaillis de la Gruyère
Dir. Michel Corpataux
Franz Schubert, Robert Schumann,
Félix Mendelssohn
Œuvres pour chœur d’homme avec accompagnement instrumental
Le Chœur des Armaillis de la Gruyère a été fondé en 1955. Il est dirigé par Michel Corpataux depuis 1976. Les chants populaires de la Gruyère restent la base de son répertoire. Dans le domaine du chant sacré, le Chœur maintient la tradition du chant grégorien et fait des incursions jusque dans la musique orthodoxe. Dans celui de la musique « classique » sa pratique va des polyphonies de la Renaissance à la musique contemporaine. Le Chœur a été distingué par de nombreux prix, dans des concours en Suisse et à l’étranger.
Les grandes compositions vocales de Schubert, pour ce qui regarde l’intensité du climat et la noblesse de l’expression ne le cèdent en rien aux grands Lieder et aux œuvres instrumentales. Elles nous montrent les facettes chatoyantes de l’âme schubertienne, sa fragilité, sa mélancolie, son balancement perpétuel entre rires et larmes.
Nuit et obscurité, qui ont tant fasciné l’imagination romantique, habitent ce programme sous des aspects parfois opposés : nuit mélancolique, nuit sainte, nuit d’amour ou nuit de mort comme dans le sublime « Grab und Mond ».
Parrainé par Vacherin Fribourgeois 
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Vendredi 5 octobre
22h00, salle des Halles, Bulle

Club des Accordéonistes de la Ville de Bulle
Dir. Lionel Chapuis
Pour sa deuxième participation aux Fêtes musicales, les accordéonistes vous invitent à échanger quelques pas de tango, musique de la nuit par excellence, sensuelle, rebelle, profonde et expressive.
La société compte actuellement 45 musiciens et 35 élèves. Ces dernières années, elle a eu la chance d’élargir son horizon musical en présentant un programme varié et original, exploitant au maximum les multiples facettes de l’accordéon. Le Club des accordéonistes a également remporté pour la 2ème fois consécutive les premiers rangs du Concours Romand des Sociétés d’Accordéonistes en catégories « junior » et « excellence ».
Samedi 6 octobre
14h30 Eglise St-Pierre-aux-Liens, Bulle

Chœur de Jade
Dir. Caroline Charrière
Sophie Marilley, mezzo, Gabriella Jungo, violon
Céline Portat, alto, Line Gaudard, harpe
Louis-Alexandre Overney, percussions
Caroline Charrière, « Constellations », sur des poèmes d’Isabelle Daccord
Le Chœur de Jade de Fribourg est un ensemble féminin amateur fondé et dirigé par la compositrice Caroline Charrière.
Sur des poèmes d’Isabelle Daccord, Caroline Charrière a construit son œuvre Constellations qui esquisse le dialogue entre
une voix habitant les constellations, libérée, et l’autre, terrestre, en souffrance.
Constellations
La collaboration entre Isabelle Daccord et Caroline Charrière a débuté en 1999 pour la création d’une pièce de théâtre, Les Rats, les roses, mise en scène par Gisèle Sallin au Théâtre des Osses. Elle s’est poursuivie avec Quel est ton nom ?, œuvre créée par le Chœur de Jade en 2002. Ces expériences ont convaincu les deux artistes de continuer leur travail en commun et une nouvelle occasion s’est présentée avec le 15e anniversaire du Chœur de Jade.
Sur proposition de Caroline Charrière, Isabelle Daccord a travaillé sur le thème des Constellations et a écrit plus de huitante poèmes. Parmi ceux-ci, Caroline Charrière a effectué une première sélection. Puis, ensemble, elles ont fait un montage définitif de treize fragments qui esquissent le dialogue entre une voix habitant les constellations, libérée, et l’autre, terrestre, en souffrance.
Le Chœur de Jade incarne la voix « céleste » tandis que la mezzo Sophie Marilley interprète la voix « terrestre ». L’orchestration – violon, alto, harpe et percussion – incarne elle aussi ces deux aspects, l’un plus éthéré, calme, l’autre plus dense, plus agité.
La voix « terrestre » appelle. Cherche-t-elle une part d’elle-même ou un être disparu ? La voix « céleste », pour guider l’autre, délivre quelques réponses telles que « Lève le ciel et bois », « Rêve, amie, rêve ». A sa dernière question « Ame chérie, qui es-tu ? », la réponse vient : le chant des huitante-huit constellations commence, avec les douze signes du zodiaque.
Ces deux voix se rencontrent : « Toile de velours, je suis toi, je suis l’autre ». Des sœurs jumelles ?
La voix « terrestre » comprend peu à peu, commence à chanter elle aussi les noms des constellations. Débute alors un mouvement de danse, d’abord lent, puis de plus en plus animé jusqu’au final. La musique s’éloigne, apaisée, entre deux battements d’ailes figurés par les archets du violon et de l’alto.
Caroline Charrière
Samedi 6 octobre
17h00, Ecole de Musique Conservatoire, Bulle

Etienne Murith
Récital de piano
Maurice Ravel, « Gaspard de la nuit »
Franz Liszt, « La lugubre Gondole II »
Né en 1981, Etienne Murith commence le piano à l’âge de 4 ans avec sa mère. Il étudie ensuite au Conservatoire de Fribourg où il obtient son diplôme d’enseignement en 2004, puis un diplôme de concert en 2006. Il se perfectionne actuellement avec Ricardo Castro en vue d’obtenir un diplôme de soliste. Tout en s’intéressant à la littérature pianistique, il se consacre assidûment à la musique de chambre, en particulier au sein d’un trio.
Gaspard de la nuit
Inspiré par la lecture des poèmes de Aloysius Bertrand (1807-1841), Ravel atteint dans la composition de ces trois pièces à une grande perfection instrumentale – on a parlé « de ciselures », « d’eaux-fortes », « d’estampes ». Malgré leur redoutable difficulté technique, elles laissent la poésie affleurer partout. Le musicien a inventé un « équivalent sonore » aux savoureuses fantaisies du poète.
Parrainé par Vifor 
Samedi 6 octobre
20h00, Chapelle Notre-Dame de Compassion, Bulle


Martin Oro, contre-ténor,
Concerto di viole,
et Pietro Prosser, Luth
Melancholia: La nuit dans la musique Renaissance
Martin Oro, Contre-ténor
Né à Buenos Aires, d’origine italienne, le contre-ténor suisse-argentin Martín Oro vit ses premières émotions lyriques en tant que petit chanteur au Chœur d’Enfants du Teatro Colón. Il accomplit des études supérieures avec les meilleures mentions aux Conservatoires de Fribourg et Neuchâtel, ainsi qu’auprès de la prestigieuse Schola Cantorum Basiliensis. Il a eu l’occasion de chanter avec d’illustres collègues tels que Cecilia Bartoli, Maria Bayo, Emma Kirkby, Jennifer Larmore ou Sara Mingardo, sous la direction de personnalités telles que Nikolaus Harnoncourt, Marc Minkowski, Jean-Christophe Spinosi, Christophe Rousset, René Jacobs, Jordi Savall, Rinaldo Alessandrini et Alessandro De Marchi, entre autres. Son intense activité musicale est couronnée par plusieurs disques. Reconnu comme l’un des contre-ténors les plus significatifs, Martín Oro a reçu le prix « Velutti ».
Concerto di Viole
Les gambistes Brian Franklin, Brigitte Gasser et Arno Jochem se sont connus lors de leurs études à la Schola Cantorum Basiliensis. Souhaitant se consacrer davantage au répertoire pour consort de violes, ils décidèrent en 1989 de fonder l’ensemble CONCERTO DI VIOLE. La gambiste Rebeka Rusó les a rejoint en 2001.
Pietro Prosser, luth
Après des études de guitare au Conservatoire de Trento (I), Pietro Prosser a étudié le luth à Milan avec Paul Beier, puis à Parme avev Andrea Damiani. Il a collaboré avec de nombreux ensembles de musique ancienne, en Italie et à l’étranger. Docteur en musicologie, il s’est en outre spécialisé dans le répertoire baroque pour mandore, notamment les concertos de Vivaldi.
« In darknesse let me dwell »
Tour du monde de la mélancolie, ce concert de musique pour violes et voix doit son impulsion au compositeur emblématique de la nuit et de la mélancolie, l’Anglais John Dowland. Se fondre dans l_obscurité, attendre la consolation d’un sommeil profond... l’élégante polyphonie de Dowland vibre au diapason de la tristesse, au fil des Ayres choisis pour la voix argentine de Martin Oro. Les célèbres Lachrymae du compositeur élizabétain nous plongent en effet dans les bras de la Melancholia, délicieuse torpeur que rend plus douce encore les sonorités voilées du consort de violes et du luth qui accompagnent la voix de haute-contre.
Parrainé par Grisoni Zaugg 
Samedi 6 octobre
22h00, Chapelle Notre-Dame de Compassion, Bulle

Maîtrise et Chœur St-Pierre-aux-Liens
Dir. Bernard Maillard
Office des Complies, selon le rite bénédictin
Fondée il y a plus de cinquante ans, La Maîtrise de St-Pierre-aux-Liens (voix d’enfants) fait partie depuis janvier 2006 de la nouvelle formation chorale « Chœur St-Pierre-aux-Liens ». Placés sous la direction de Bernard Maillard, le chœur concertant (autre formation du Chœur St-Pierre-aux-Liens) et la Maîtrise de Saint-Pierre-aux-Liens animent les liturgies de la paroisse de Bulle et présentent des concerts a capella ou avec accompagnement instrumental.
« L’accord de la prière de l’Eglise avec la lumière du jour et le rythme des saisons est sans doute un des charmes les plus puissants avec le quel la liturgie agit sur le coeur des fidèles. L’office des Complies en est un exemple frappant.
Avant la fin du jour, l’Eglise rassemble ses enfants et les tourne vers le Créateur. Ainsi l’âme se recueille et s’apaise pour se remettre tranquillement entre les mains du Créateur, par la grâce du plus beau chant qui puisse monter à ses lèvres : « in manus tuas, Domine, commendo spiritum meum », ultime parole du Christ à son Père, dernière prière du Chrétien avant la nuit. »
+Fr. Gérard osb, Abbé de Sainte-Madeleine
Dimanche 7 octobre
11h, Ecole de Musique Conservatoire, Bulle

Bertrand Bochud, ténor, Fabrice Hayoz, baryton
Satoko Kato, piano
Récital de Lieder
F.Schubert, E.Chausson,
F.Liszt, C.Debussy, H.Duparc
Choix de Lieder
Né en Gruyère, Bertrand Bochud suit des cours de piano, orgue et chant au Conservatoire de Fribourg et couronne sa formation professionnelle avec Michel Brodard à la Musikhochschule de Lucerne par une mention « excellent avec félicitations du jury ». Son répertoire comprend aussi bien la musique sacrée, l’opéra ou les cycles de Lieder.
Né à Fribourg, Fabrice Hayoz obtient un diplôme d’enseignement au Conservatoire de Fribourg, auprès de M.F.Schuwey. Il se perfectionne avec M.Brodard et Ch.Prégardien. Ayant une prédilection pour le Lied et l’oratorio, il garde un vif intérêt pour la musique chorale et l’opéra. Il étudie actuellement à la Musikhochschule de Zürich. Il est lauréat 2006 du Fonds Glasson.
Satoko Kato est née au Japon. Après avoir mené des études complètes de piano dans son pays, elle vient se perfectionner en Europe, à Amsterdam et Zürich. Elle se spécialise en qualité d’accompagnatrice de Lieder. Dans cette discipline, elle achève sa formation avec distinction auprès du maître Harmut Höll.
Entre lied germanique et mélodie française, deux sensibilités différentes, deux manières, inspirées par le génie de la langue, de prolonger par la musique la poésie des mots. A côté des modèles schubertiens, qui s’imposent avec l’évidence de la simplicité et appartiennent désormais au patrimoine de chacun, il sera intéressant de découvrir un bouquet de mélodies françaises, moins connues, mais dont le raffinement saura séduire les plus exigeants.
Dimanche 7 octobre
14h30, Chapelle Notre-Dame de Compassion, Bulle

Quatuor Sine Nomine
Patrick Genet, violon, François Gottraux, violon
Hans Egidi, alto, Marc Jaermann, violoncelle
György Ligeti, Quatuor no 1 « Métamorphoses nocturnes »
Joseph Haydn, Quatuor op. 76 no 4 « L’Aurore »
Fondé à Lausanne (Suisse) en 1975, le Quatuor Sine Nomine est formé de Patrick Genet et François Gottraux, violons, Hans Egidi, alto, et Marc Jaermann, violoncelle.
En 1985, il remporte le Premier Grand Prix du Concourstio internanal d’Evian ainsi que le Prix du Jury de la Presse. En 1987, il est lauréat du premier Concours Borciani à Reggio Emilia. Depuis lors, le Quatuor Sine Nomine se produit régulièrement dans les principales villes d’Europe et d’Amérique, notamment au Wigmore Hall de Londres, au Concertgebouw d’Amsterdam et au Carnegie Hall de New York.
Le Quatuor Sine Nomine a choisi d’être appelé “sans nomâ?? pour symboliser son désir de servir tous les compositeurs et les oeuvres qu’il interprète.
Métamorphoses nocturnes
György Ligeti, figure incontestée de la musique de notre temps, a laissé deux quatuors à cordes. Le deuxième, écrit en 1968, appartient à la période de sa pleine maturité artistique et a trouvé immédiatement une place privilégiée dans le répertoire contemporain. Le premier par contre date des années d’apprentissage du compositeur, à Budapest (1953-1954). Pleinement reconnu par son auteur, il s’est acquis lui aussi des admirateurs fervents.
L’œuvre est d’un seul tenant : une succession de nombreux épisodes brefs, assez contrastés, mais liés organiquement. Sous-titré « Métamorphoses nocturnes », elle ambitionne d’évoquer poétiquement, par ses subtiles transitions d’un épisode à un autre, l’enchaînement mystérieux des états de la conscience lorsque l’abandonne la clarté du jour.
Parrainé par JPF SA 
Dimanche 7 octobre
17h00, Eglise St-Pierre-aux-Liens, Bulle

Harmonie de l’Orchestre des Champs-Elysées
Marcel Ponseele, hautbois et direction
Wolfgang Amadeus Mozart
Sérénade no 12 « Nacht Musique » K 388
Sérénade no 10 « Gran Partita » K 361
L’Harmonie des Champs-Élysées regroupe le pupitre des vents de l’Orchestre des Champs-Élysées. Rassemblée autour du hautboïste Marcel Ponseele, elle se propose de redécouvrir les œuvres pour vents du répertoire pré-romantique et romantique, sur instruments d’époque.
En 1991, l’Harmonie des Champs-Élysées s’est produite pour la première fois au Festival de Saintes, dans des transcriptions pour ensemble à vent de la Création de Haydn. Depuis, elle s’est fait entendre en France et en Belgique et au Japon dans des programmes consacrés aux œuvres de Rossini, à des transcriptions des Ouvertures de Rossini ainsi qu’à la Gran Partita de Mozart, qu’elle a enregistré sous la direction de Philippe Herreweghe.
L’Harmonie des Champs-Élysées bénéficie du soutien du Ministère de la Culture et de la Région Poitou-Charentes.
« Le grand amour de Mozart »
L’harmonie suave des instruments à vent a les couleurs et les odeurs d’un coucher de soleil en octobre, et nul mieux que Mozart dans ses sérénades n’a dépeint cet enchanteur pourrissement de l’automne. Pièce maîtresse du concert de l’Harmonie de l’Orchestre des Champs-Elysées, la Grande Partita K. 361 recèle un adagio merveilleux, pulsation lente d’un coeur engourdi sur laquelle le trio du hautbois, de la clarinette et du cor de basset chantent la plus tendre des mélodies d’amour : Mozart a écrit ce mouvement pour son propre mariage avec Constanze.
Concert organisé en collaboration avec la Société des concerts de la ville de Bulle
www.concerts-bulle.ch
Parrainé par ECAB 
Concert enregistré par RSR Espace2 
Site hébergé chez Hemmer 